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16.02.2008

"Tu connais la blague du con qui dit oui ? Moi oui."

 

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Je suis heureuse de les avoir revu, de les avoir écouté parler du totalitarisme des schtroumfs aux courts métrages expérimentaux en passant par "hier soir j'ai mangé une pomme" et un puzzle de l'underground de London.

Ils vont me manquer maintenant ...

 

02.02.2008

Par le fond

Il y a des sentiments qu'on oublie.

Aujourd'hui c'est la chandeleur. Alors elles sont venues, au début j'étais contente de les revoir. Elles ont mangé de crêpes, raconté n'importe quoi, parlé de choses et d'autre, pris des photos; comme d'habitude en somme. Et c'est là que je suis me rappelé que je déteste les recevoir. Qu'être en leur présence chez moi me mettais mal dans ma peau et me rendais triste.

Je ne sais toujours pas pourquoi, mai jai attendu toute l'après-midi qu'elles partent et me laisse seule. J'ai essayé de caché ces impressions, je ne pense pas y être parvenue mais peut importe.

 

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Alors oui, ça se confirme.

Je suis la connasse solitaire que je mérite d'être

 .

Matricule 98C leur a parlé d'une veste noire toute droite sortie des soldes qu'elles n'avaient pas vu. J'ai donc quitté la cuisine un instant pour aller la chercher. Je l'ai enfilé; je me suis trouvée ridicule avec ce truc sur le dos. En essayant d'ouvrir la porte de la cuisine elles m'ont demandé deux minutes car elles la bloquaient pour un court instant. Je suis alors retournée dans ma chambre, j'ai enlevé ma veste et j'aurais voulu m'enterrer à cet instant. Non pas parce qu'elles ne m'ont pas laissé rentrer, j'avais bien compris qu'elles déplaçaient les chaises. Seulement en mettant la veste noire, j'ai eu une hésitation; j'avais honte de ce que j'étais. La veste que je portais, je la trouvais certes très belle, mais j'étais sûre que ce n'était pas leur cas. Je n'ai envie de les entendre me mentir pour ne pas me faire de la peine. Cette hésitation a pris le dessus lorsque je suis retournée dans ma chambre. Cette même hésitation qui fait que je ne parle jamais lorsqu' elles se remémorent nos années collège en critiquant nos attitudes et nos goûts vestimentaire. Parce que si Elles ont changé depuis cette époque, je suis restée un peu trop similaire à ce que j'étais. Je ne suis pas une amie faite pour durer. Je suis celle qui n'apparait pas sur les photos; qu'on oubliera de toute façon. Et en faite, je trouve que c'est ce qui me convient le mieux.